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A l'initiative du Président du Conseil National et de Mme Brigitte Boccone-Pages, Présidente de la Commission de l'Education et de la Jeunesse, le Conseil National a célébré lundi 24 novembre, pour la troisième fois, la Journée Internationale des Droits de l'Enfant.
A l'initiative du Président du Conseil National et de Mme Brigitte Boccone-Pages, Présidente de la Commission de l'Education et de la Jeunesse, le Conseil National a célébré lundi 24 novembre, pour la troisième fois, la Journée Internationale des Droits de l'Enfant.
Cette année, le service de Pédiatrie du Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG), dirigé par le Professeur Picaud a été mis à l'honneur, en présence notamment de nombreux membres de son équipe, docteurs, puéricultrices, infirmières, aides soignantes, auxiliaires de vie. Les élus monégasques souhaitaient en effet rendre hommage à ce service dédié à l'enfance. Etaient également présents, M. Jean-Jacques Campana, Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et la Santé, représentant S.E. M. le Ministre d'Etat, le Père Sagniez, représentant Mgr Barsi, présentant le Maire de Monaco, Mme Gamerdinger et M. Malgherini, adjoint au Maire, le Président et le Directeur du CHPG, ainsi que les Présidents et représentants des associations monégasques œuvrant pour la protection de l'Enfance, que le Conseil national a tenu à rassembler, afin de les remercier et de saluer leurs actions.
Depuis 2003, le parlement monégasque, au travers de sa Commission de l'Education et de la Jeunesse, œuvre sans relâche pour une meilleure prise en compte des droits de l'enfant et une protection renforcée de l'enfance en Principauté.
Depuis près de 2 ans, la Commission de l'Education et de la Jeunesse se préoccupe plus particulièrement des enfants en difficulté afin d'évaluer les situations et de trouver, en concertation avec le Gouvernement Princier, des solutions et surtout des mesures de prévention afin que les jeunes de Monaco puissent être toujours mieux encadrés et protégés. Parmi ces mesures, l'amendement apporté au texte de loi sur l'éducation a permis de renforcer le volet handicap afin que chaque enfant présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant puisse être accompagné de la meilleure manière possible dans sa scolarité (auxiliaire de vie scolaire, soins, installations, ...). Egalement à l'initiative de la Commission de l'Education et de la Jeunesse, un état des lieux a été dressé concernant les difficultés psychologiques et leurs conséquences sur l'enfant, notamment au niveau des troubles du comportement, les états dépressifs pouvant aller jusqu'au suicide, et les conduites à risque, parmi lesquelles les conduites addictives (alcool, drogues, ...)
Allocution prononcée à l'occasion de cette réception par le Président du Conseil National, M. Stéphane VALERI:
" Monsieur le Conseiller de Gouvernement,
Madame et Monsieur les Adjoints au Maire,
Mesdames et Messieurs les Directeurs, Chers Docteurs,
Mesdames et Messieurs les membres du Service de Pédiatrie du Centre Hospitalier Princesse Grâce,
Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d'associations,
Chers Collègues,
Bienvenue à toutes et tous au Conseil National.
Mes Collègues, Membres de la Commission Education Jeunesse, et moi-même sommes heureux de vous accueillir pour la troisième année consécutive, dans cet hémicycle, pour célébrer une nouvelle fois tous ensemble, la Journée Internationale des Droits de l'Enfant.
Et cette année, nous sommes particulièrement heureux de mettre à l'honneur les femmes et les hommes du Service de Pédiatrie du CHPG, qui se dévouent au quotidien et de façon admirable, pour soigner nos enfants.
Mais avant, je voudrais qu'en débutant cette soirée, nous ayons chacun une pensée pour ces enfants qui n'ont pas la grande chance, comme les nôtres, de vivre en Principauté, et qui, de par le monde, souffrent, encore trop nombreux - et ils seront toujours trop nombreux puisqu'il s'agit d'enfants.
Avec son génie mais aussi son humanité, Albert Einstein le disait mieux que personne : « le mot progrès n'aura aucun sens tant qu'il ya aura des enfants malheureux ». Ces mots à jamais gravés sur les murs du Conseil National, sur la plaque qu'a inaugurée S.A.R. la Princesse de Hanovre lorsqu'elle nous a rendu visite, l'an dernier, pour célébrer avec nous cette journée chère à Son cœur, nous rappellent sans cesse à notre devoir de solidarité envers les générations futures.
C'est pourquoi nous avons voulu, comme tous les ans, partager ce moment avec tous les représentants des associations qui, à Monaco, œuvrent avec amour, dévouement et courage pour les enfants, au milieu d'eux. Comme tous les ans, permettez-moi, au nom du Conseil National, de vous remercier pour le formidable travail que vous accomplissez et qui fait honneur à la Principauté, une Principauté généreuse vis-à-vis des plus faibles et pas seulement à l'intérieur de ses frontières!
Et nos regards ce soir se portent tout particulièrement sur les représentants du Service de Pédiatrie du Centre Hospitalier Princesse Grace. Vous avez répondu nombreux à notre invitation et nous nous en réjouissons, car ce Service mérite amplement d'être distingué.
Nous savons que vous vous êtes sentis longtemps les oubliés des réaménagements et des restructurations de notre hôpital. Votre ancien chef de service, le Dr Jean-Claude MOUROU, pour qui il convient d'avoir une pensée, puis son successeur, le Dr Jean-Claude PICAUD, n'ont pas ménagé leurs efforts pour obtenir enfin les moyens d'un service pédiatrique digne de la Principauté.
Et même si le Dr PICAUD, absent de la Principauté, n'a pu à regret être des nôtres, je vous demande, Dr ROUSSET, de lui transmettre nos remerciements pour le travail accompli depuis qu'il a rejoint Monaco, et nos encouragements pour tout ce qui lui reste à faire.
Sachez que vous avez à travers le Conseil National, un allié fidèle et persévérant qui appuiera toujours vos demandes, car en matière de santé, surtout pour nos enfants malades, ces demandes ne sont jamais déraisonnables.
Tous ceux qui ont eu des enfants hospitalisés dans ce Service par le passé sauront de quoi je veux parler: au départ, la structure du service avec des murs vitrés à mi-hauteur devait être révolutionnaire, mais uniquement consacrée aux nourrissons. Seulement comme la place est vraiment ce qui nous fait le plus cruellement défaut en Principauté, la seconde partie du service destinée aux enfants plus âgés n'a jamais été aménagée et l'hôpital de Monaco s'est retrouvé pendant plusieurs années avec un service de pédiatrie qui ne correspondait pas à ce que nous pouvons et devons offrir de meilleur aux enfants et à leurs familles.
Il est clair que dans le nouvel hôpital, vous aurez toute la place nécessaire et des installations qui vous conviendront parfaitement. Nous y veillerons avec vous, aux côtés de Monsieur le Directeur de l'Hôpital et dans la concertation avec le Gouvernement Princier. Mais en attendant, l'accueil spécifique des urgences ainsi que l'unité de néonatalogie vont compléter les rénovations déjà apportées à la structure et améliorer grandement l'accueil des petits malades et de leurs parents.
Car accueillir un enfant malade, c'est recevoir le plus fragile des patients, c'est savoir lui expliquer ce qu'on va lui faire, tout en rassurant les parents, souvent aussi effrayés que l'enfant lui-même. Nous savons tous combien, au-delà des gestes techniques, l'aspect humain de cette tâche est important, afin de rendre cet épisode le moins traumatisant possible, tant pour l'enfant que pour ses proches.
Car les malades - et plus encore certainement les enfants - ne guérissent pas seulement grâce aux soins qu'on leur prodigue. Ils vont mieux grâce à cette sollicitude, ces gestes de réconfort et ces sourires qui sont tout aussi importants que les remèdes eux-mêmes. Vous maitrisez ce vocabulaire du cœur et nous vous en sommes reconnaissants.
Pour terminer, je rappellerai cette phrase de Pythagore qui dit « qu'un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant ». Votre grandeur vous honore donc, vous qui passez vos journées au chevet de nos enfants. Ce soir, c'est au nom de tous les parents de la Principauté que je vous exprime notre gratitude.
Vive le Service de Pédiatrie du C.H.P.G. !
Vive les associations monégasques qui œuvrent pour les enfants !
Vive les enfants ! Et vive Monaco ! "
Allocution prononcée par la Présidente de la Commission de l'Education et de la Jeunesse, Mme Brigitte BOCCONE-PAGES:
" Merci Monsieur le Président.
Monsieur le Conseiller,
Docteurs,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Quel grand bonheur, de vous voir réunis ce soir ! Merci à tout le personnel du Service de Pédiatrie qui a pu se libérer pour cette célébration.
Rassurez-vous, je ne reviendrai pas sur les propos du Président. Je tiens seulement à dire que je partage pleinement son avis sur le travail formidable effectué dans ce Service, petit par la taille mais où l'on se sent accueilli, entouré, réconforté à peine la porte franchie. Et ce n'est pas la Parlementaire qui parle mais la maman, celle qui a déjà éprouvé l'angoisse d'avoir un enfant malade.
Mon cher Président, permettez-moi d'ajouter un petit mot cependant : il est vrai que ce Service faisait partie des oublis du réaménagement et des améliorations effectués à l'hôpital. Mais lorsque nous en avons été alertés et lorsque, Monsieur le Président, je suis venue vous relayer ces inquiétudes, vous avez immédiatement appuyé ce dossier, vous vous êtes personnellement déplacé, notamment pour la visite de Noël que nous effectuons traditionnellement au CHPG et les choses ont avancé. Merci, Président, au nom de tous les enfants, au nom de tous les parents.
Comme le disait Robert Debré, pédiatre illustre s'il en est, « Nos enfants, c'est notre éternité ». En cette Journée de Célébration des Droits de l'Enfant, j'insiste sur un des droits fondamentaux de l'enfant, à savoir celui d'être bien soigné. Car soigner les enfants n'est pas une tâche anodine, ce sont des patients bien particuliers avec lesquels il convient d'avoir une approche et un langage adaptés.
Cependant, me semble-t-il, soigner, être en aval de la maladie n'est pas la seule tâche du soignant.
La plupart du temps, beaucoup d'entre nous oublient l'aspect préventif de la médecine. Or cet aspect est capital ! Sans vouloir rabâcher et vous rebattre les oreilles des déclinaisons du « prévenir c'est guérir », je souhaite malgré tout insister sur ce point fondamental qu'est la prévention en exprimant le vœu, - mais je sais qu'il est déjà réalité - que vous tous vous y employiez. Si, comme l'a rappelé le Président, vous avez besoin de plus de moyens pour mieux le faire, n'hésitez pas à nous en faire part, car pour nos enfants et nos adolescents, c'est une question de santé publique.
Ces trois ou quatre dernières décennies, la santé de l'enfant et de l'adolescent a pris une place essentielle parmi les préoccupations des professionnels de santé. Des progrès considérables ont été accomplis dans la prise en charge et le traitement des affections, des plus bénignes aux plus graves. L'enfant est désormais considéré comme un sujet à part entière avec ses spécificités et non comme un adulte en miniature.
Il est donc temps désormais de se pencher sur les questions de la prévention, d'autant plus difficiles que les frontières entre les différentes tranches d'âge de vos patients sont de plus en plus mouvantes, de moins en moins définissables puisque certaines conduites touchent autant le pré-pubère que l'adolescent à proprement parler.
Il ne nous appartient pas ici de juger cette société où les codes se mélangent. La femme politique que je suis pense qu'il vaut mieux agir. Votre mission donc d'information et de sensibilisation, - d'autant plus importante que vous êtes des interlocuteurs munis d'un savoir respectable, que vous n'êtes ni le parent, ni l'enseignant. Dans ces situations particulières, souvent de faiblesse que traversent ces petits patients, il vous est loisible également de détecter et de repérer.
J'ose espérer être entendue et qu'il vous soit possible d'aller porter la bonne parole là où tous nos enfants, quel que soit leur âge, sont regroupés, à savoir l'école.
Chaque âge a ses besoins, chaque âge a aussi ses dangers et je sais bien que tous les enfants respectent le prestige de la blouse blanche. A défaut d'être d'or, votre parole est certainement d'argent et je suis sûre que vous seriez écoutés. Certains de vos collègues entrent déjà dans les établissements scolaires et ce qui est fait est fort bien fait. Je formule donc le vœu, Monsieur le Conseiller, que l'on puisse étendre ces actions de sensibilisation et prévention auprès de grand nombre d'élèves.
Vous que nous avons souhaité distinguer ce soir, qui êtes médecins d'enfant, vous qui êtes en contact avec - comme le définit Aldo Naouri - « le plus vif de la vie dont l'enfant est porteur plus que quiconque », je voudrais à la fois vous remercier et vous dire combien j'ai foi en cette seconde mission qui si, en apparence, a l'air moins vitale que la 1ère , n'en est pas moins indispensable et j'en suis persuadée, le sera chaque fois plus.
Merci."
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