Catégorie : Droits de la Femme et de la Famille

42 posts

Résidence alternée : le Conseil National fait évoluer le droit de la famille pour mieux protéger l’intérêt supérieur de l’enfant

Résidence alternée : le Conseil National fait évoluer le droit de la famille pour mieux protéger l’intérêt supérieur de l’enfant

L’évolution des réalités familiales, en particulier les séparations parentales, peut parfois entrainer des situations délicates à vivre pour les enfants. C’est en pensant à eux que, faisant suite à l’initiative des élus qui avaient voté une proposition de loi sur ce sujet en juin 2024, le Conseil National a adopté à l’unanimité le projet de loi n°1106 visant à favoriser la mise en place à Monaco de la résidence alternée. 

Jusqu’à présent, ce genre de garde ne pouvait être prononcée par le juge qu’avec l’accord des deux parents. Avec le vote de ce texte, lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant le justifie, le juge pourra désormais accorder une résidence alternée, même en cas de désaccord parental. 

Pour Christine Pasquier-Ciulla, Rapporteure de ce projet de loi : « Ce texte, attendu par de nombreux parents et les juges tutélaires, est fondamental car il touche au cœur de la vie familiale. Il repose sur un principe essentiel : le droit de l’enfant à maintenir un lien équilibré avec ses deux parents, qui doit primer sur les conflits entre adultes. (…) Cette loi ne rend pas la résidence alternée obligatoire, mais elle offre désormais au juge une possibilité supplémentaire, qu’il pourra mobiliser dans l’intérêt supérieur de l’enfant. »

Par ce vote, la Présidente de la Commission des Droits de la Femme, de la Famille et de l’Egalité, Béatrice Fresko-Rolfo réaffirme : « l’engagement du Conseil National à faire évoluer le droit monégasque pour qu’il réponde au mieux aux besoins concrets des familles, dans le respect des principes fondamentaux de stabilité, d’équilibre et de protection de l’enfant. »

Pour le Président Thomas Brezzo : « Une nouvelle fois, à l’écoute des Monégasques et Résidents, le Conseil National prend ses responsabilités pour adapter le droit aux réalités quotidiennes des familles, en pensant tout particulièrement  à nos enfants. »

n°267 – Proposition de loi relative à l’interruption volontaire de grossesse

n°267 – Proposition de loi relative à l’interruption volontaire de grossesse


La proposition de loi n° 267 a pour objet de modifier l’article 248 du Code pénal afin de permettre aux femmes enceintes de recourir, de manière encadrée, à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Principauté de Monaco.

Ainsi, le texte prévoit notamment :

  • d’autoriser le recours à l’IVG avant la fin de la douzième semaine de grossesse, à la demande de la femme enceinte ;
  • d’allonger à seize semaines le délai dans lequel l’IVG peut être réalisée en cas de grossesse résultant d’un acte criminel ;
  • l’abaissement de l’âge requis en matière de consentement parental, pour l’avortement, de dix-huit à quinze ans.

80 au service des Droits des Femmes en Principauté

Cette chronologie sur 80 ans, qui court de la Libération à nos jours, montre le long chemin parcouru, pour accorder aux femmes le bénéfice de droits parmi les plus élémentaires et légitimes, en particulier grâce au vote de lois emblématiques par les Conseillères Nationales et les Conseillers Nationaux.

Droit de vote aux élections municipales

Les femmes Monégasques obtiennent le droit de vote et sont désormais éligibles aux élections pour la Mairie.

Droit de vote aux élections nationales

Les femmes Monégasques obtiennent le droit de vote et sont désormais éligibles aux élections pour le Conseil National.

Autonomie

De par la loi, les femmes gagnent en autonomie dans le foyer et peuvent désormais exercer leur propre activité professionnelle sans autorisation de leur mari.

Rémunérations

L'égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes est inscrite dans la loi.

Transmission de la nationalité par la mère

Les mères nées monégasques peuvent, comme les pères, transmettre la nationalité à leurs enfants.

Commission spéciale / Égalité

Le Conseil National crée la "Commission des Droits de la Femme et de la Famille", aujourd'hui dénommée "Commission des Droits de la Famille et de l'Égalité". Elle est présidée depuis avril 2024 par Béatrice Fresko-Rolfo. Mari et femme sont égaux devant la loi, tant pour leurs droits et devoirs respectifs, que pour l'exercice de l'autorité parentale.

Discrimination

La convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, est adoptée à New York le 18 décembre 1979. Elle sera ratifiée par Monaco. La mère qui a été naturalisée au cours de sa minorité peut transmettre la nationalité monégasque.

Grossesse

Le Conseil National vote la Loi sur l'interruption médicale de grossesse.

Nationalité par mariage et répression des violences

Le Conseil National vote la Loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes monégasques concernant la transmission de la nationalité par mariage (après 10 ans, délai étendu à 20 ans en 2021). Le Conseil National vote la Loi relative à la prévention et à répression des violences particulières.

Convention d’Istanbul

La Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique est ratifiée.

Nom de famille

Le droit de transmettre son nom de famille à ses enfants est accordé aux femmes par la loi.

Harcèlement

Le Conseil National vote la Loi relative au harcèlement et à la violence au travail.

Allocations / Comité pour la Promotion et la Protection des Droits des Femmes

Les fonctionnaires comme les agents de l'État et de la Commune peuvent bénéficier des allocations pour charges de famille. Le Comité pour la Promotion et la Protection des Droits des Femmes, qui était attendu par les élus, est créé. Sa Délégué Interministérielle est Céline Cottalorda.

Congé maternité / Dépénalisation de l’IVG

Les femmes bénéficient d'un allongement du congé maternité. Une loi, modifiant le code pénal, dépénalise l'IVG pratiqué à l'étranger, ainsi que les informations utiles pour qu'une femme puisse y avoir recours, données par un médecin de la Principauté.

Agressions sexuelles / Harcèlement

Pour renforcer la protection des victimes, une loi portant réforme des dispositions relatives à l'incrimination des agressions sexuelles est votée. Face à l'augmentation de ce fléau, les élus votent une Loi relative à la lutte contre le harcèlement et la violence en milieu scolaire.

Droits des Femmes

Le Conseil National vote une Loi sur la promotion et la protection des droits des femmes par la modification et l'abrogation dans le droit monégasque de dispositions obsolètes et inégalitaires.

Congé paternité

Les élus adoptent une Loi qui augmente la durée du congé de paternité, afin de permettre aux pères de s'impliquer davantage dès la naissance de leur enfant.

Camti

Les femmes, sous statut de travailleur indépendant, affiliées à la CAMTI bénéficient d'un congé de maternité.

IVG

Dépôt d'une proposition de loi, à l'initiative du Conseil National, portant modification du Code Pénal au sujet de l'IVG.

IVG : le Conseil National vote une proposition de loi respectueuse du modèle monégasque

IVG : le Conseil National vote une proposition de loi respectueuse du modèle monégasque

La proposition de loi visant à dépénaliser intégralement l’IVG a été adoptée avec 19 voix pour et 2 votes contre, devant un public nombreux venu soutenir l’initiative de l’Assemblée.

Cette adoption intervient au terme de travaux initiés en mars 2024 et à l’issue de nombreuses réunions et consultations menées auprès d’un large nombre d’entités concernées par le sujet, y compris le Diocèse. Les débats ont permis aux élus de s’exprimer sereinement, dans le respect des croyances et des opinions de chacun. Leur vote reflète la pluralité des sensibilités représentées au sein de la population monégasque, consultée à l’automne 2024, et qui s’était très largement exprimée en faveur d’une évolution législative.
Cette proposition de loi s’inscrit dans une suite d’évolutions sociétales importantes, telles que l’Interruption Médicale de Grossesse (IMG) et l’avortement pour cause de viol en 2009, la dépénalisation partielle de l’IVG en 2019.
Pour Béatrice Fresko-Rolfo , première signataire de cette proposition de loi : « Ces réformes ont permis à notre modèle de s’adapter aux réalités contemporaines, dans le respect de notre identité, en préservant l’équilibre de nos Institutions, comme ce fut le cas avec l’introduction dans le droit monégasque du contrat de vie commune »
Conformément à la Constitution, le Gouvernement Monaco devra faire part, dans un délai de six mois, de son intention de transformer ou non cette proposition de loi, portée par l’Assemblée en tant que relais de la voix des monégasques, en projet de loi.

Pour conclure, le Président Thomas Brezzo , s’est exprimé en ces termes : « Pourquoi légiférer aujourd’hui sur ce sujet ? Et bien je répondrai tout simplement, après vous avoir tous entendus ce soir, que si nous ne l’avions pas fait, nous ne serions pas dignes du mandat qui nous a été confié par les Monégasques, et quant à moi, je ne serai pas digne du mandat qui m’a été confié par mes collègues. Peut-être que le parcours législatif n’aboutira pas, mais au moins, nous pourrons nous regarder dans un miroir et savoir que nous avons fait le bon choix ».

Le Conseil National participe au 1er Sommet mondial interparlementaire sur la parité. 

Le Conseil National participe au 1er Sommet mondial interparlementaire sur la parité. 

Du 13 au 16 mars 2025, la Conférence mondiale des femmes parlementaires de l’Union interparlementaire (UIP), organisée conjointement par l’UIP et le Sénat du Mexique, s’est tenue à Mexico sur le thème : « Du Mexique au reste du monde : mobilisons-nous en faveur de la parité ! » 

Engagés de longue date pour l’égalité femmes/hommes en Principauté , le Président du Conseil National, Thomas Brezzo, ainsi que Béatrice Fresko-Rolfo, Présidente de la Commission des Droits de la Femme, de la Famille et de l’Égalité, ont représenté Monaco lors de ce sommet d’envergure. 

Cette participation s’inscrit dans la volonté du Conseil National de renforcer son engagement en faveur de l’égalité en s’inspirant des meilleures pratiques et initiatives innovantes à l’international pour mieux faire progresser les droits des femmes. Le choix du Mexique comme pays hôte ne doit par ailleurs rien au hasard. Grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en 2014, imposant la parité dans les candidatures électorales, le Mexique est aujourd’hui l’un des rares États à avoir atteint une représentation équilibrée entre hommes et femmes au sein de son Parlement. 

En marge de cette conférence, Thomas Brezzo et Béatrice Fresko-Rolfo se sont entretenus avec le Président du Sénat mexicain, Gerardo Fernández Noroña, lors d’une visite de courtoisie. 

Enrichis par ces échanges d’expériences et attentifs aux réalités culturelles propres à chaque pays, Thomas Brezzo et Béatrice Fresko-Rolfo réaffirment leur détermination à poursuivre, avec leurs collègues du Conseil National, les travaux législatifs nécessaires pour renforcer encore l’égalité et le droit des femmes en Principauté. 

8MarsMonaco : Le Conseil National dépose une proposition de loi pour encadrer la pratique de l’IVG en Principauté

8MarsMonaco : Le Conseil National dépose une proposition de loi pour encadrer la pratique de l’IVG en Principauté

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le Conseil National a déposé une proposition de loi visant à encadrer la pratique de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) à Monaco.

Si la réforme de 2019 a permis de dépénaliser l’avortement pour les femmes qui y ont recours, il demeure illégal pour les médecins monégasques de le pratiquer, sauf pour raisons médicales graves ou en cas de viol. Tout médecin pratiquant une IVG risque actuellement jusqu’à 5 ans de prison et une amende, contraignant ainsi les résidentes monégasques à se rendre à l’étranger, parfois dans l’urgence et dans des conditions complexes.

Face à cette situation, les élus du Conseil National ont pris leurs responsabilités en proposant un cadre garantissant un accès sécurisé à l’IVG. La proposition de loi n°267 prévoit notamment :

•⁠ ⁠De déroger au principe d’interdiction de l’IVG jusqu’à 12 semaines de grossesse, sans obligation de justifier d’un motif.
•⁠ ⁠D’allonger le délai à 16 semaines pour les femmes victimes de viol.
•⁠ ⁠De mettre en place un délai de réflexion de 3 jours, garantissant un choix éclairé.
•⁠ ⁠De permettre la prise en charge financière de l’intervention par les organismes sociaux, garantissant l’égalité d’accès à cette pratique.

Toutefois, l’IVG doit demeurer une exception et non une norme. Cette proposition de loi s’inscrit dans une démarche de protection des femmes concernées, tout en encourageant la responsabilisation et la prévention.

Pour @Béatrice Fresko-Rolfo, Présidente de la Commission des Droits de la Famille et de l’Égalité et 1ère signataire de cette proposition de loi : « Ce texte permettrait aux femmes concernées d’exercer leur liberté de choix et de disposer de leur corps, tout en bénéficiant d’un accompagnement sécurisé. Sans encourager sa pratique, cette loi vise à protéger celles qui en ont besoin. »

La proposition de loi n°267 sera donc soumise au vote des élus lors de la session de printemps prochain, où le Président @Thomas Brezzo appelle à « un débat serein et responsable, dans le respect de toutes les opinions et des réalités vécues par les femmes concernées. »

Pour rappel, si cette proposition est adoptée, il appartiendra ensuite au Gouvernement de la transformer, ou non, en projet de loi et de le renvoyer sur le bureau de l’Assemblée.

La Présidente du Conseil National Brigitte Boccone-Pagès adopte, avec ses homologues Présidentes de Parlement, une « déclaration commune » pour défendre et promouvoir le Droit des Femmes

La Présidente du Conseil National Brigitte Boccone-Pagès adopte, avec ses homologues Présidentes de Parlement, une « déclaration commune » pour défendre et promouvoir le Droit des Femmes

Sur invitation de Yael Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale française, la Présidente du Conseil National Brigitte Boccone-Pagès s’est rendue au Palais Bourbon et à l’Hotel de Lassay à Paris, du 6 au 7 mars 2024, pour participer au 1er Sommet des Présidentes d’Assemblée, regroupant 25 Présidentes venues du monde entier spécialement pour l’occasion.

Cette mobilisation inédite traduit une volonté forte et partagée des Présidentes d’Assemblée d’être les porte-voix de la défense et de la promotion du Droit des Femmes, sur le plan national dans leur Parlement respectif et à l’échelle internationale, au travers de leurs actions communes engagées au sein des organismes interparlementaires (UIP, APF, APCE).

Après plus de deux jours d’entretiens et d’échanges d’expérience enrichissants sur l’évolution respective du Droit des Femmes dans chacun des pays représentés, les Présidentes de Parlement, toutes conscientes de leur responsabilité particulière pour faire avancer cette cause, ont souhaité marquer leur engagement par l’adoption d’une déclaration commune (à retrouver ici : https://www2.assemblee-nationale.fr/static/16/presidence/SommetPresAss_DECLARATION-COMMUNE_FR_WEB.pdf).

Cette déclaration, votée à l’unanimité, permet la mise en place d’une série d’actions concrètes, au niveau national et international, répondant aux défis actuels de nos sociétés pour contrer l’émergence de nouveaux phénomènes, tels que les cyber-violences et encore le cyber-harcèlement dont les femmes sont les premières victimes.

Lors de ses différentes prises de parole, la Présidente Brigitte Boccone-Pagès a loué l’important travail de fond, sur le plan législatif, engagé par ses collègues élus du Conseil National, faisant évoluer la Principauté vers une société toujours plus juste et inclusive. À l’issue de ces tables rondes et face à l’important chemin qu’il reste à parcourir en faveur de cette cause, la Présidente du Conseil National assurait à ses homologues Présidentes :

« Mesdames, nos positions nous imposent, peut-être plus qu’à toutes autres, de tenir ce cap, sans véhémence, mais avec calme, compétences, savoir-faire et savoir-être tant notre présence à égalité de celle des hommes dans le monde politique est une démonstration forte de l’affirmation des femmes et une démonstration au sein de la vie de la cité des modèle féminins qui peuvent s’imposer au sein de la société.

Me concernant, je le dis souvent, ma position m’inspire tout autant qu’elle m’ordonne de continuer dans cette voie pour que d’autres femmes s’engagent et poursuivent la voie tracée bien avant nous par des femmes admirables. »

Photos : Assemblée nationale

« Femmes d’Engagement 2024 » : Mesdames Annie Olivi, Patricia Husson et Anne Eastwood ont été récompensées au Conseil National pour leur engagement au service de l’intérêt général

« Femmes d’Engagement 2024 » : Mesdames Annie Olivi, Patricia Husson et Anne Eastwood ont été récompensées au Conseil National pour leur engagement au service de l’intérêt général

Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le Conseil National a organisé une cérémonie de remise des Trophées « Femmes d’Engagement »  dans le grand Hémicycle, ce lundi 4 mars 2024, à l’occasion du lancement de la « Semaine de l’engagement au féminin », en présence de S.A.S. la Princesse Stéphanie, de Madame Camille Gottlieb, de S.E. M. Pierre Dartout, Ministre d’Etat, des plus hautes personnalités de l’Etat et des Conseillères Nationales et des Conseillers Nationaux. 

La Présidente Brigitte Boccone-Pagès et Christine Pasquier-Ciulla, Présidente de la Commission de la Famille et de l’Egalité, ont souhaité mettre à l’honneur trois personnalités féminines reconnues en Principauté pour leur engagement et leur parcours exemplaires au service de l’intérêt général et au profit de causes associatives et humanitaires. 

Madame Annie Olivi a reçu le Trophée  « Femme d’Engagement » des mains de la Présidente Brigitte Boccone-Pagès, venant récompenser son implication sans faille depuis plus de 30 ans en tant que Présidente de l’Association Monégasque des Handicapés Moteurs. Cette association, a pour mission d’améliorer, en Principauté, le quotidien des personnes en situation de handicap et de leur entourage. 

Madame Patricia Husson s’est vue remettre son Trophée par Madame Camille Gottlieb. Cette récompense met en lumière l’ensemble des actions humanitaires engagées au travers de « Mission Enfance », association qu’elle préside depuis près de 15 ans à Monaco. Cette organisation de solidarité internationale a pour mission de porter secours aux enfants en détresse dans le monde entier et de leur apporter un soutien éducatif. Depuis la création de l’association fondée en 1991, plus de 1 700 000 enfants ont bénéficier d’une aide humanitaire dans les zones les plus sensibles du monde. 

S.E. Madame Anne Eastwood a eu le privilège de recevoir son Trophée de S.A.S. la Princesse Stéphanie. Ce prix vient souligner son engagement professionnel remarquable au service de l’Etat. S.E. Mme Anne Eastwood a commencé son parcours public au sein du Conseil National, en tant que Chargé de Mission pour les Affaires Juridiques puis en tant Cheffe de Cabinet. Elle poursuit sa carrière au Gouvernement en devenant Directeur Général du Département des Affaires Sociales et de la Santé et prendra ensuite la tête de l’entité publique et indépendant du « Haut Commissariat à la Protection des Droits, des Libertés et à la Médiation ». En 2022, elle est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Monaco en Italie par S.A.S. le Prince Albert II. 

Pour conclure cette cérémonie, et après avoir vivement félicité les lauréates, la Présidente Brigitte Boccone-Pagès a tenu à adresser un message aux nouvelles générations pour les encourager, elles aussi, à s’engager  

« Engagez-vous, quel que soit le domaine que vous choisissez. Dans votre travail, en politique, pour votre pays, dans votre vie de famille, pour une cause, pour une passion… peu importe. Je vous invite à embrasser votre potentiel, à nourrir vos passions et à suivre vos convictions. Ne sous-estimez jamais la puissance de votre engagement, car c’est par nos actions, un pas à la fois, que nous façonnons notre destinée collective. »

 

 Photos : Frédéric Nebinger & Romain Fondacaro-Ginepro

Rediffusion – Remise des Trophées « Femmes d’Engagement » 2024

Rediffusion – Remise des Trophées « Femmes d’Engagement » 2024

Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le Conseil National organise une cérémonie de remise des Trophées « Femmes d’Engagement » 2024 dans le grand Hémicycle, ce lundi 4 mars 2024, à l’occasion du lancement de la « Semaine de l’engagement au féminin ».
 
Trois personnalités féminines de Monaco seront mises à l’honneur et récompensées pour leur engagement respectif, qu’il se traduise au service de l’Etat ou au profit de causes associatives et humanitaires.
 
Rendez-vous ici à 18h pour suivre en direct la cérémonie.

Moderniser le Droit du Travail à Monaco : instaurer une « rupture conventionnelle » du contrat de travail en Principauté

Moderniser le Droit du Travail à Monaco : instaurer une « rupture conventionnelle » du contrat de travail en Principauté

Moderniser le Droit du Travail à Monaco : le Conseil National a voté à l’unanimité la proposition de loi n°259 (https://tinyurl.com/mv9d6mu8), à l’initiative de l’Assemblée, visant à instaurer une « rupture conventionnelle » du contrat de travail en Principauté 

Les élus du Conseil National s’y étaient engagés. À la demande des acteurs économiques et sociaux de la Principauté, les Conseillères Nationales et les Conseillers Nationaux ont voté, à l’unanimité, le 28 novembre 2023 en Séance Publique législative, une proposition de loi qui devrait permettre à tout à tout employeur et / ou salarié de mettre fin, à l’amiable, au contrat de travail qui les lie (CDI) et de déterminer d’un commun accord et sereinement les conditions de la rupture. 

Pour Christine Pasquier-Ciulla, Rapporteure de cette proposition de loi : « Cette solution équilibrée enrichira le droit social monégasque car elle offre une alternative à l’article 6, favorise la mobilité professionnelle en Principauté et permet de diminuer considérablement le nombre de contentieux qui se soldent souvent par des procédures lourdes et coûteuses ».

Dans l’intérêt de tous les acteurs économiques de Monaco, les Conseillères Nationales et les Conseillers Nationaux demandent au Gouvernement de transformer, dès que possible, cette proposition de loi en projet de loi. 

Pour une meilleure prise en compte du droit des victimes d’infraction pénale

Pour une meilleure prise en compte du droit des victimes d’infraction pénale

Depuis plus de 10 ans, le Conseil National renforce l’arsenal législatif monégasque pour lutter contre toutes les formes de violence et protéger au mieux les victimes. C’est dans la lignée de cet engagement que l’Assemblée a voté à l’unanimité la création d’un fonds d’indemnisation, le 7 décembre 2023, pour garantir un dédommagement aux personnes ayant subi une infraction pénale, dont l’auteur serait insolvable.

En cas d’insolvabilité de l’auteur de l’agression, l’État prendra désormais lui-même en charge la totalité de l’indemnité, à la hauteur du préjudice subi. Pour autant, l’auteur des faits restera bien sûr toujours redevable avec l’obligation de rembourser l’Etat.

Pour Christine Pasquier Ciulla, Rapporteure de ce texte de loi : « Nous accomplissons aujourd’hui un grand pas envers toutes les victimes concernées qui ne sont plus vouées à subir de double peine. Il reste cependant à réfléchir à l’indemnisation des victimes dont l’auteur de l’infraction n’est pas identifiable et ne peut donc pas être condamné… Ces victimes ne seront pas prises en charge par le dispositif actuel mais nous travaillons d’ores et déjà sur le sujet ».

Si vous êtes victime de violences, n’hésitez plus, appelez l’AVIP qui vous apportera accueil et appui : +377 93 25 00 07